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Material

Avec Pierre-Olivier Arnaud, Linus Bill & Adrien Horni, Stephan Keppel, Erik van der Weijde et Philippe van Wolputte

Une proposition d’Erik van der Weijde

« La reproduction comme la matière brute d’une œuvre nouvelle  »

« La visite de la foire Paris Photo en 2014 m’a fait me poser de nombreuses questions sur plusieurs sujets récurrents, comme le fétichisme évident du marché de l’art pour les surfaces lisses, ou la question toujours ouverte de savoir si la photographie est bien de l’art ou pas. D’un point de vue d’artiste, cela m’a donné envie de montrer le travail de quelques artistes qui utilisent la photographie simplement comme un outil possédant la capacité de reproduction. Les œuvres montrées dans cette exposition prennent donc sens dans le contexte de la photographie, sans qu’aucun des artistes participants ne soit un photographe (au sens classique).

La photographie, ainsi que les différents stades qui composent son processus, font partie de toutes les œuvres retenues. Elle est parfois employée comme un outil pour transposer une forme de trois à deux dimensions ; ou pour réunir et archiver des images ; ou encore pour reproduire une œuvre préexistante. Ce stade photographique que connaît chacune de ces œuvres est ensuite souligné ou, au contraire, rejeté par leur auteur, construisant ainsi la signification des œuvres par strates successives. A cela s’ajoute le choix minutieux des matériaux employés, en accord avec le parti pris de chaque artiste sur la question de la reproduction. Une valeur commune que l’on retrouve dans ces œuvres est l’utilisation de la reproduction, non pas simplement pour dupliquer, mais bien pour créer quelque chose de nouveau. »

Erik van der Weijde 

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Philippe van Wolputte présente une œuvre de la série des Asbestos (« amiante »). La reproduction plus grande que nature d’une publicité pour l’amiante, faite à l’aide de photocopies, devient un commentaire amer sur cette matière toxique vendue par le passé comme un produit familial et amusant.

Le diptyque de Stephan Keppel est une reproduction de ses photographies de plantes sur des feuilles de papier Pantone récupérées. Les photographies que Stephan Keppel a prises dans les rues de Paris poursuivent ainsi leur évolution faite de reproductions et de répétitions successives. 

Le duo Linus Bill & Adrien Horni montre une œuvre de grandes dimensions issue de la série des Mixed Media. A chaque fois qu’ils vendent une de leurs œuvres sur papier, Bill & Horni en font une « copie » sur toile de même format, destinée à remplacer l’original dans les expositions futures des deux artistes. Sérigraphiée en noir et blanc sur toile de lin, la copie est faite à partir d’une reproduction photographique en noir et blanc d’une œuvre sur papier en couleur.

L’image de fleur de Pierre-Olivier Arnaud est collée à même le mur. Cette pièce unique est faite de cent exemplaires de la même image imprimés en sérigraphie, qui seront toutes mises à la disposition d’un futur acquéreur, à l’exception de celles déjà montrées en encollées lors d’expositions précédentes.

Les monotypes d’Erik van der Weijde sont issus de sa série Hiroshima. Toutes les photographies de cette série ont été prises sur le site du complexe résidentiel de style moderniste Motomachi, la dernière pièce de la reconstruction de Hiroshima. Ces impressions d’aspect fragile sont des transferts uniques d’impressions laser, posés sur des socles de marbre. 


EN

Material

With Pierre-Olivier Arnaud, Linus Bill & Adrien Horni, Stephan Keppel, Erik van der Weijde and Philippe van Wolputte

Curated by Erik van der Weijde

« Reproduction as the raw material for creating new things. »

A visit to the 2014 Paris Photo made me reflect on a couple of recurring concerns. The apparent fetish the photography market displays towards smooth surfaces and the ongoing question whether photography is art or not. From an artist’s point of view, this made me want to show works by a few artists who simply accept photography as a tool for all its reproductive qualities. All the works shown in Material gain meaning within the context of photography, but none of the artists is a photographer (in the classical sense). 

Photography, in different stages of its process, is part of all the exhibited works. It may have been the tool to translate a three-dimensional form into a two-dimensional one, or to collect and archive images, or to reproduce a previously conceived work. This photographic stage, through which each artwork went, has then been emphasized or rejected by the artists in order to provide new layers of meaning to their ideas. The carefully chosen material also provides layers to the work, according to each artist’s point of view on reproduction: A common value shared in these works is that reproduction is not used to merely copy, but to create new things.

Erik van der Weijde

Philippe van Wolputte shows a work from his Asbestos series. A larger than life reproduction of an advertisement for the hazardous Asbestos, using photocopy, becomes a dark comment on a material once marketed as a cheerful family product.

Stephan Keppel’s diptych reproduces his own photographs of plants in silkscreen on found sheets of Pantone paper. Different layers of reproduction and repetition become the carriers for Keppel’s images, shot in the streets of Paris.

Linus Bill & Adrien Horni present one of their large scale Mixed Media works. Whenever they sell a work on paper, B&H make a b/w „copy“ on linen of the same size. The copy then replaces the original in future exhibitions. The „copy“ is a b/w silkscreen print on linen made from a photographic reproduction of a color work on paper.

Pierre-Olivier Arnaud large grey image of a flower is pasted on the wall. This unique piece is made of a hundred silk screened copies, which all remain available for any future owner, minus the ones that have already been shown and pasted on walls.

Erik van der Weijde’s mono-prints are images taken from the series Hiroshima. All photographs are taken in the Motomachi housing complex, the modernist final part of the reconstruction and rebuilding of Hiroshima. The fragile looking prints are unique transfers based on laser prints and held by small marble stands.