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No Words, 3 Walls, 3D Porn
October 15 — December 18, 2016

A l’occasion du vernissage de l’exposition, paraîtra le dernier livre de Francesc Ruiz, Fahrenheit 451′s Comic.
On the occasion of this exhibition, Francesc Ruiz will launch his last book, Fahrenheit 451′s Comic.

Francesc Ruiz
Fahrenheit 451′s Comic, 2016
30,90 x 40 cm, 8 p.
Edité à 400 exemplaires
Captures éditions
15€ 

 

Francesc Ruiz est représenté par la Galeria Estrany – de la Mota, Barcelone
Francesc Ruiz is represented by Galeria Estrany – de la Mota, Barcelona

Photo © Aurélien Mole
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FR

Pour sa nouvelle exposition personnelle à la galerie Florence Loewy, Francesc Ruiz questionne et renouvelle son approche de certains des aspects fondamentaux qu’il a développé dans ses derniers travaux. L’emploi de la bande dessinée sous toutes ses formes en tant que matière culturelle dans le contexte de l’art contemporain ; l’exploration des sexualités dissidentes à travers les historiographies cachées du dessin et des comics et l’analyse du statut actuel des médias de masse comme lieu de réflexion où la liberté d’expression et la censure se mélangent à la perpétuation hégémonique d’une certaine subjectivité dominante et à sa destruction.

Le titre « No Words, 3 Walls, 3d Porn » est emprunté à trois des outils de communication de masse mentionnés dans le roman de Ray Bradbury « Fahrenheit 451″ : les bandes dessinées sans texte, les murs d’écrans de télévision et les magazines pornos tridimensionnels.



Le point de départ de l’exposition est une série d’images issues de la publication « Fahrenheit 451′s Comic » éditée par Captures éditions et qui sera présentée pour la première fois lors du vernissage. Elle reconstruit un des accessoires du film « Fahrenheit 451″ réalisé par François Truffaut en 1966 : une bande dessinée sans texte que le personnage principal feuillette dans son lit pendant quelques instants. Ce journal de 8 pages contient des illustrations originales de la bande dessinée montrée dans le film et quelques images retrouvées dans les rushes du tournage. Elle a été complétée, après une recherche sur les styles et les auteurs de la période, par des images des feuilletons de James Bond (le film de Truffaut ayant été tourné dans les Pinewood Studios à Londres, avec l’équipe de production des films de James Bond) et par un nouveau contenu afin de mieux comprendre le sens du film et du roman et d’ajouter une nouvelle perspective narrative.



Truffaut n’a pas montré de magazine porno en 3D dans son film, sans doute pour des raisons de censure ou parce qu’il l’estimait inutile à son adaptation de l’intrigue.
Cette idée revient lorsque le désir de re-matérialiser un objet virtuel comme cette bande dessinée se concrétise. Tout comme la transformation du texte en image opéré par Truffaut dans son adaptation du roman, nous agissons comme des « prosommateurs » (consommateurs éclairés) contemporains à l’époque où la réalité, virtuelle et augmentée, détermine le futur de notre relation à la technologie dont la prochaine étape se déroule dans le monde matériel et dans la question de comment intégrer le digital dans notre réalité physique.



Cette publication n’est pas seulement une reconstruction subjective de la bande dessinée qui apparaît dans le film mais aussi un exercice de restauration et une réflexion sur son statut en tant que média de masse sous-estimé dans la dystopie de Ray Bradbury.



En parallèle à la reproduction de la bande dessinée, une peinture murale d’un écran de télévision relie les trois murs de l’espace de la galerie Florence Loewy avec l’idée d’un mur-TV enveloppant imaginé dans « Fahrenheit 451″ ; une sorte de télévision interactive qui annonce l’époque d’internet et des grands écrans plats. Cette image ancienne (la mire), reconnaissable uniquement par une génération plus âgée ayant connu le tube cathodique, évoque à la fois la dissolution de la télédiffusion en même temps que son obsolescence.

L’exposition dans son ensemble nous conduit dans divers lieux pour nous parler de technologie, de censure, de futurismes dystopiques, de passés oubliés et de présents saturés. Elle nous parle aussi de la matérialisation du virtuel et de la dématérialisation de nos corps, dans un mouvement herméneutique qui relie un livre, un film et une galerie d’art contemporain consacrée aux publications d’artistes.


EN

NO WORDS, 3 WALLS, 3D PORN.
 
Francesc Ruiz’s new show at Florence Loewy Gallery is a renewed approach to some of the leading issues he has been developing in his most recent work: the use of comics as cultural material understood in all its facets within the context of contemporary art; the exploration of dissident sexualities through the hidden historiographies of drawing and comics; and the analysis of mass media and its current status as a place of thought where freedom of expression and censorship intermingle with the hegemonic perpetuation of a certain dominant subjectivity and its disintegration.
 
The title « No Words, 3 Walls, 3D Porn » is borrowed from three of the mass communication medias mentioned in Ray Bradbury’s novel « Fahrenheit 451″: comics with no text, TV walls and three-dimensional porn magazines.
 
The starting point of the show is a series of images derived from the publication « Fahrenheit 451′s Comic » by Francesc Ruiz, published by Captures éditions and launched on the occasion of this exhibition. The publication is the reconstruction of a prop from the film directed by François Truffaut in 1966: a comic without text that the main character browses for a few seconds while lying in bed. The 8-page publication contains some original images of the comic from the movie itself and others taken from the still film images from the shooting and was completed after research on styles and authors of the period, mixing some material borrowed from James Bond comic strips (Truffaut’s film was shot in Pinewood Studios in London with the same production team as the James Bond movies) with new content that helps to understand the meaning of both the film and the novel, adding a new narrative perspective.
 
Truffaut did not show any 3D porn magazines in his film, probably due to censorship issues or because he found it unnecessary in his plot adaptation, but the idea of the 3d porn magazine is present in our desire to re-materialize something virtual like this comic. Just as Truffaut turned text into image in his adaptation of the novel, so we act as a contemporary prosumer now that virtual and augmented reality frame the future of our relationship with technology, of which the next step resides in the material world and the question of how we can bring the digital into our physical reality.
 
This publication is not only a largely subjective reconstruction of the comic that appears in the film, it is also an exercise in restoration and a reflection upon the status of comics as a mass media reviled in the Ray Bradbury dystopia.
 
Accompanying this comic reproduction, a wall painting showing a television screen links the space of the Florence Loewy Gallery, with its three main walls, to the idea of an enveloping wall of televisions as explored in « Fahrenheit 451″, a kind of premonitory interactive television in the age that preceded internet and the current trend for big flat-screen televisions. This image suggests the dissolution of broadcasting and at the same time shows its obsolescence which makes the image recognizable only to an older generation of cathodic ray consumers.
 
The exhibition as a whole takes us to different places to speak of technology, censorship, dystopic futurism, forgotten pasts and saturated presents. It also speaks of the materialisation of the virtual and the dematerialization of our bodies, in a hermeneutic movement that brings together a book, a movie and a contemporary art gallery devoted to artists’ publications.